Déjà, ça sert à quoi ? Ça consiste à régler la quantité de lumière que recevra le capteur. Le but étant d’obtenir une image qui soit ni sous-exposée (pas assez éclairée), ni surexposée (trop éclairée) et donc d’obtenir la quantité parfaite de lumière (une exposition correcte).

Comment régler l’exposition ?

Pour ce faire, la majorité des appareils disposent de trois outils qui sont : l’ouverture (diaphragme), la vitesse (vitesse d’obturation) et la sensibilité (ISO). Mon article vous expliquera dans un premier temps chacun de ces paramètres en détaille ainsi que des effets que ça aura sur le rendu final, et dans un second temps (pour les plus courageux d’entre vous) du lien qui unit chacun de ces trois paramètres (car ils ne sont pas indépendants).

« Après avoir lu cet article, il est probable que certains points restent encore flous pour vous. Dans ce cas, n’hésitez pas à me poser vos questions dans l’espace commentaire, pour que je puisse y répondre »

-Le diaphragme que l’on appelle aussi Iris est un dispositif qui se situe à l’intérieur de l’objectif. Il s’ouvre plus ou moins selon la quantité de lumière qu’on désire y faire rentrer (un diaphragme grandement ouvert aura une plus forte exposition à la lumière qu’un diaphragme moins ouvert). L’ouverture se note f, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, une petite valeur de f correspond à diaphragme grandement ouvert et inversement (par exemple à f/1.4 on sera plus ouvert qu’à f/8). Selon les objectifs, le réglage se fait différemment, soit à l’aide de la bague pourvue à cet effet, soit depuis l’interface de l’appareil.

expostion-ouverture-diaphragme(ouverture du diaphragme en fonction de sa valeur)

Même si ouvrir son diaphragme peut vous aider à réexposer, il ne faut jamais oublier que l’augmenter diminuera la profondeur de champ de votre image. Je vous déconseillerai donc (à moins que vous ne puissiez pas faire autrement) d’y toucher pour changer votre exposition, car ses enjeux artistiques sont bien plus importants. Mais avoir une faible profondeur de champ n’a rien de « laid », et même bien au contraire, puisque si c’est bien maitrisé vous obtiendrez un beau flou d’arrière-plan. C’est d’ailleurs pour ça que les objectifs ayant une grande ouverture sont très prisés des photographes professionnels, et peuvent se vendre à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour ceux ayant une ouverture des plus extrêmes.

exposition-profondeur-de-champ(changement de la profondeur de champ selon l’ouverture : première photo à f/5.6 et la deuxieme à f/32)

-La vitesse d’obturation ou temps d’exposition, correspond à la vitesse à laquelle sera prise une photo (calculée en seconde), et oui une vidéo est aussi composée d’une multitude de photos (pour info : en France, une vidéo standard est composée de 25 images par seconde). Devant le capteur d’un appareil se situe un obturateur (d’où le nom de vitesse d’obturation), qui se baissera pendant un temps donné lorsque le déclencheur sera activé. Et c’est durant ce temps où l’obturateur sera baissé que l’image se formera sur le capteur. Vous l’aurez surement compris, plus il reste longtemps ouvert, plus longue sera l’exposition et par conséquent plus exposée sera notre image.

Il faut savoir que, comme pour le diaphragme il y a une contrepartie à cette utilisation. Et elle n’est pas des moindres puisqu’à longue exposition un phénomène appelé « flou de bougé » peut se produire, et risque de gâcher vos images. Même si ce phénomène est plus visible en photographie, il est aussi présent en vidéo. C’est pourquoi les vidéastes professionnelles s’accordent à dire que le temps d’exposition idéal doit être égale au double de la fréquence d’image par seconde (par exemple : si vous tournez à 25 image par secondes votre vitesse devra être de 1/50 de secondes), mais rien ne vous oblige à utiliser cette règle, surtout si vous cherchez à produire un certain effet dans votre travail.

exposition-flou-de-bouge(flou de bougé dû à une longue exposition)

-La sensibilité contrairement à l’ouverture et à la vitesse n’est pas un paramètre physique, il résulte d’un algorithme enregistré qui se chargera de rendre le capteur plus ou moins sensible à la lumière. Sur les appareils numériques elle s’exprime en ISO, et en toute logique la sensibilité augmente à même temps que les ISO (par exemple un réglage à 200 ISO sera moins sensible à la lumière qu’à 800 ISO).

Depuis le début de l’article je vous parle de l’effet « artistique » que chacun des paramètres a, mais pour le coup ce n’est pas le cas de l’effet que peut produire la sensibilité (enfin… je vous l’accorde, on peut toujours trouver des contres exemples), qui quand elle est poussée dans de trop grandes valeurs produit du grain aussi appelé bruit. Il est possible de le réduire en investissant dans un boitier professionnel, mais ça a un prix. C’est pourquoi, je conseillerais à ceux ayant un budget plus restreint de mettre vos ISO aux minimums et dans le cas où cela ne serait pas possible, de ne jamais aller au-delà de 800 voire 1600 ISO afin d’avoir un résultat qui reste correct.

exposition-bruit-numerique(quand on pousse trop fort la sensibilité se produit du bruit)

Avant de conclure j’aurais aimé attirer votre attention sur le fait que chaque paramètre est dépendant des autres. Vous devez surement vous demander de quoi je veux parler. Mais ce n’est pas si compliquait. En fait en vous disant : « chaque paramètre est dépendant des autres », je veux faire comprendre que quand vous êtes à une exposition correcte et que pour un certain effet (par exemple passer d’une ouverture de f/2.8 à f/2 pour diminuer la profondeur de champ), vous devrez alors rééquilibrer d’un autre côté pour sauvegarder votre exposition (en passant de f/2.8 à f/2 on dit que l’exposition a augmenté de +1 stop. Il vous faudra donc pour compenser la baisser de -1 stop sur un autre paramètre, par exemple dans les ISO. Si vous étiez à 200 ISO, il sera nécessaire de les descendre à 100 ISO pour compenser le +1 stop)

Voici les valeurs standard pour chacun des paramètres. Je vous conseille de bien les connaitre, car elles sont toutes séparées d’un stop, ce qui est plutôt pratique quand on désire conserver son exposition :

-Ouverture : f/1, f/1.4, f/2, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8, f/11, f/16, f/22, f/32

-Vitesse (secondes): 1/4000, 1/2000, 1/1000, 1/500, 1/250, 1/125, 1/60, 1/30, 1/15, 1/8, 1/4, 1/2, 1, 2,… (Multiple de 2)

-Sensibilité (ISO) : 50, 100, 200, 400, 800,1600, 3200, 6400, 12800,…

Pour terminer, n’oubliez jamais que les expressions : exposition : correct, normal, … (Même si je les utilise), n’ont pas vraiment de sens, puisque beaucoup d’artistes font exprès d’avoir une « mauvaise exposition » à des fins artistiques. Je vous encourage donc dès aujourd’hui à expérimenter les possibilités qu’offre votre appareil en jouant sur ces paramètres.

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