Je ne sais pas si ça fait longtemps que vous vous intéressez à la création d’une image, mais en tout cas si vous êtes en train de lire mon article en ce moment, je suppose que c’est dans le but de progresser (et je vous en félicite !). Mais je suis persuadé qu’il y a une autre raison à ça ! Qui n’est autre: la vue de ce “truc mathématique” qu’on appelle Histogramme. Mais faites moi confiance, vous n’avez pas besoin d’un doctorat en mathématiques pour pouvoir le déchiffrer. Je vais donc m’efforcer par le biais de cet article de vous expliquer au mieux son fonctionnement et la manière de s’en servir dans le processus de création en numérique.

Que peut-on lire sur un histogramme ?

En fait l’histogramme, nous permet de visualiser graphiquement la luminosité des pixels de notre image, ou bien comme je le dis dans le titre de l’article “de contrôler son exposition”.
On peut donc lire le nombre de pixels qu’il y a pour une valeur de luminosité précise. Mais J’imagine que tout ça doit rester assez confus pour vous. Pour vous éclairer un peu plus, voici un schéma explicatif d’histogramme :
Comme on peut le voir ici, l’histogramme est un graphique ayant deux axes. Le premier axe, qui est à l’horizontale (axe des abscisses), nous indique la luminosité, du plus sombre (à gauche) au plus claire (à droite). Alors que le second axe, qui lui est à la verticale (axe des ordonnés) indique le nombre de pixels qu’il y a par unité de luminosité. Axes qui selon les informations de l’image, donneront une certaine forme à l’histogramme. Ce qui nous permettra avec une certaine habitude, d’interpréter certaines informations (par exemple une image: trop claire, trop foncée, contrastée,…). J’ai donc dressé pour vous 8 formes d’histogrammes accompagnés de leur interprétation, qui sont à mon sens fondamentals quand on souhaite se lancer dans la lecture d’histogrammes.

Quelques interprétations d’histogrammes

S’il y a bien un truc à éviter sur un histogramme, c’est qu’il soit écrasé (en partie ou totalité) contre la gauche ou la droite. Puisque cela signifie qu’il y a une perte d’information dans les claires s’il est écrasé contre la droite, ou bien dans les sombres si c’est contre la gauche.

– Brûlé –
– Bouché –

Enfin même si je dis que c’est “à éviter”, je reste bien conscient que cette faiblesse peut devenir un très joli effet de style. Et pour preuve :

(Le fait qu’une partie de l’image soit bouchée permet de centrer le regard sur ce qui est claire)

Pour rester dans la même lignée, un histogramme excessivement proche d’un côté ou de l’autre signifiera que l’image est soit surexposée (à droite) ou sous-exposée (à gauche).

– Surexposé –

– Sous-exposé –

Mais un histogramme, peut aussi nous indiquer le niveau de contraste d’une image. Sans vous en dire plus, vous aurez évidemment compris, qu’une image sera dite : “contrastée” quand elle comportera une quantité importante de pixels clairs et sombres. Alors qu’au contraire, elle sera dite : “peu contrastée”, quand elle comportera principalement des pixels moyennement exposés.

– Contrasté –

– Peut contrasté –

Même si vous le croiserez peut (et quoique…), je trouvais intéressant de vous montrer à quoi ressemblait un histogramme ayant une perte de données. Cela peut être dû à une lourde compression du fichier ou bien à une mauvaise retouche sur logiciel.

– Perte de donnés (présence de rais) –

Et pour finir, voici à quoi pourrait ressembler en théorie l’histogramme “parfait”:

– “Parfait” –

Pour conclure, n’oubliez jamais qu’une bonne photo n’est en aucun cas synonyme d’un histogramme parfait. Et qu’il est très important de savoir les lire, puisque la perception que nous avons de notre image sur un moniteur peut-être altérée par la lumière extérieure et son calibrage. Mais lui, l’histogramme, étant donné qu’il est graphique ne nous induira jamais en erreur.

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