Entre la télévision, le cinéma, la presse écrite, les réseaux sociaux,… et j’en passe,  nous sommes constamment confrontés aux images. Pourtant leurs mécanismes nous restent inconnus. Malgré que nous ressentions leurs impacts au quotidien, il n’y a rien à faire, elles ont toujours un coup d’avance sur nous, surtout lorsqu’il s’agit de publicité. C’est pour ça que l’envie d’en faire un top m’est venue à l’idée. Même si la lecture de cet article ne vous apprendra pas à vous protéger de la puissance qu’ont les images sur votre mental, vous connaîtrez néanmoins quelques unes des ruses que peuvent utiliser les professionnels de ce domaine.

1. Les lignes directrices

Les lignes directrices ont la capacité de guider notre regard, elles agissent comme des flèches nous indiquant la direction dans laquelle on doit regarder. Il existe une multitude de façon de jouer avec les lignes, il suffit d’être original et de savoir utiliser l’environnement qui nous entoure en utilisant par exemple: un arbre, l’arrête d’un mur, un banc, etc…

2. Les contrastes

Contraster, permet de faire ressortir un ou plusieurs éléments en jouant sur la luminosité. En général on cherchera parmi plusieurs expositions celle qui fera le mieux ressortir notre sujet du reste de l’image. Mais sachez que pour jouer sur ce paramètre, il vaut mieux être bien équipé et avoir un appareil ayant si possible une grande plage de dynamique.

3. Certaines couleurs

Pour comprendre cet aspect, il vous faut d’abord savoir que notre oeil a un “défaut”, le rendant plus sensible à la luminosité qu’aux couleurs (cela est dû au fait qu’il est composé de 15 fois plus de bâtonnets que de connes). Et, il existe certaines couleurs  comme le jaune qui ont une forte luminosité, ce qui les rend plus sensibles à notre vision humaine.

4. Les êtres vivants

Inconsciemment, nous sommes plus attirés par les formes vivantes que par les formes inertes dans une image. C’est d’ailleurs pour cela que certains cinéastes décident de retirer tout être vivant, dans leur scène de contemplation, évitant ainsi de gâcher l’effet escompté.

5. Ce que nous connaissons

Pour vous aider à mieux comprendre l’effet qu’a ce principe, je vais l’illustrer par un exemple : “Imaginez, vous êtes tranquillement installé devant votre téléviseur, en train de regarder un film des plus banals, mais à un moment, un des personnages principaux enfile une veste (vous savez, la même que vous venez d’acheter la semaine dernière !)”, A ce moment même votre esprit sera dirigé vers cette veste. De la même manière, que ce soit pour un objet, une voiture,… ou même une personne célèbre, le regard se concentrera plus facilement vers ce que nous connaissons.

6. Le regard d’un personnage

À la manière des lignes directrices, la direction dans laquelle regarde un personnage, aura pour effet  d’indiquer où l’on doit regarder précisément dans l’image.  Mais on peut aussi détourner cette méthode en dirigeant le regard vers le hors champ, ce qui va susciter l’intérêt du spectateur et se demander : “mais que regard-il ?”

7. Un mouvement interne (à l’intérieur du cadre)

Le mouvement, par son dynamisme a la capacité d’attirer notre regard, et son effet sera d’autant plus puissant s’il est isolé dans un environnement calme (comme on peut le voir dans les films post-apocalyptiques).N’oubliez pas que le mouvement peut être aussi représenté en photographie notamment parce qu’on appelle “flou de bougé”.

8. Un bruit identifiable

Quand la séquence d’un film est composée d’une multitude d’éléments, une grande partie cette composition va échapper aux yeux du spectateur. Mais imaginez maintenant qu’un bruit de réveil se met à retentir. À ce moment même, le spectateur balayera l’écran de ses yeux jusqu’à être capable d’identifier d’où vient ce bruit. Les réalisateurs usent souvent de cette technique afin d’obtenir une fluidité dans la lecture de leur film.

9. Le texte

On ne sait jamais vraiment pourquoi, mais à la vue d’un texte court, on ne peut s’empêcher de le lire. Mes connaissances en psychologie étant limitées, je n’aurais aucune explication à vous apporter sur ce phénomène. Mais je peux néanmoins vous assurer que les publicitaires l’ont compris depuis bien longtemps.

10. La profondeur de champ

Une faible profondeur de champ, permet de détacher notre sujet du reste de l’image et par conséquent de le mettre en valeur. Pour obtenir ce rendu, je vous recommande d’utiliser un diaphragme ayant une grande ouverture (inférieure à f/2.8 si possible).

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