Film Drive et virage partiel

Au même titre que la saturation et le contraste, le virage partiel est un outil très intéressant, mais qu’il faut savoir utiliser avec subtilité, au risque de se retrouver avec une photo qui paraisse ultra “kitsch”. Mais heureusement, je suis là pour vous expliquer son fonctionnement, et ainsi savoir comment l’utiliser dans le but d’éviter les erreurs que commettent les débutants.

Sinon c’est quoi le “virage partiel” ?

Le virage partiel c’est un module, que l’on peut retrouver sur Lightroom et Photoshop, il se trouve également sur d’autres logiciels, mais je ne crois pas qu’il porte le même nom (à vérifier). Et sous lightroom il est présenté de cette manière :

Comme on le remarque, l’outil est d’apparence assez simpliste, puisqu’il comporte seulement 5 curseurs. Et je vous rassure, son fonctionnement est également aussi simple d’utilisation qu’il le laisse paraître. Pour davantage simplifier sa compréhension, je vous propose de regrouper ces 5 curseurs en 3 groupes :

Hautes Lumières: Partie qui va nous permettre d’ajouter une teinte de couleur aux hautes lumières (partie droite de l’histogramme), ainsi que de lui appliquer un niveau de saturation (sur une échelle de 0 à 100).

-Ombres: Cette partie est similaire à celle des hautes lumières sauf qu’ici la teinte s’appliquera sur les ombres (partie gauche de l’histogramme).

-Balance: La balance, sert tout simplement à déterminer si on l’on veut donner plus d’importance aux hautes lumières (valeurs négatives), ou aux ombres (valeurs positives).

Le principe du virage partiel

Comme nous le montre très bien l’outil de lightroom, le principe du virage partiel réside dans le changement de la teinte des hautes lumières et des ombres. Ça aura pour effet de donner un look très particulier à sa photographie, assez similaire au style cinématographique. En voici un exemple:

Sur cette affiche du film Drive, on se rend bien compte du changement de teinte qui a été effectué. Dans la partie que j’ai entouré en blanc, qui correspond aux ombres, une dominante bleutée est présente. Alors que dans le reste de l’image qui là représente les hautes lumières, une légère dominante orangée est identifiable.

Dans la pratique comment s’en servir ?

Comme je viens d’en faire la démonstration avec cette affiche de Drive, en général on choisira plutôt des couleurs chaudes pour les hautes lumières et des couleurs froides pour les ombres. Mais rien ne vous empêche d’aller à l’encontre de cette règle.

Pour vous aider dans le choix de vos 2 teintes, vous pouvez trouver sur internet ce qu’on appelle le cercle des couleurs complémentaires:

La méthode étant de choisir 2 couleurs s’opposant (l’une étant en face de l’autre), puisque ce sont comme son nom l’indique des couleurs complémentaires, et qui par conséquent seront plus agréables à regarder pour l’oeil humain.

En voici un exemple :

(sans virage partiel)

(avec virage partiel)

(réglages de mon virage partiel)

Sur cette photo de figurines, le fait d’avoir fait un virage partiel m’a permis de créer une ambiance particulière. Mais contrairement à ce que je vous avais dit, les deux couleurs que j’ai choisies ne sont pas opposées sur le cercle des couleurs. Si j’ai fait ce choix c’est parce que de base mon image avait déjà une teinte bleutée. Le but étant de la compenser par une autre couleur.

Pour conclure, retenez qu’il n’existe pas de recette miracle, la seule manière étant d’expérimenter les teintes de couleurs jusqu’à trouver un effet qui vous soit convenable.

 

 

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